jardiniere de passage

De l'expérience d'un jardin dans un passage de Paris.


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Un « coup de pousse » à Pépins production avant le 28 janvier…

Je vous ai déjà parlé de Pépins production….

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L’association à laquelle je participe au développement lance sa première campagne de financement participatif qui se termine le 28 janvier.

94% du financement est déjà assuré grâce à plus de 130 contributeurs !  Pépins production a même eu sa minute sur France Inter dans CO2 mon amour  du 21/01 (autour de la 36è minute!). Le 28 janvier, le carrosse des promesses pourrait se transformer en citrouille si nous n’atteignons pas les 100% (ce qui en soit n’est certes pas un drame pour les jardiniers qui sauraient en ressemer les graines).

C’est la dernière ligne droite : il n’est pas trop tard pour nous donner un bon « coup de pousse » !

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Qui sommes nous ?
L’objectif de Pépins production basée à Paris est d’accompagner de manière responsable le processus de végétalisation en ville, au tout début du cycle de la plante.

Pour cela, on développe des Pépinières de quartier dans Paris, où l’on produit de jeunes plantes rustiques et diversifiées avec et pour les habitants du quartier.

On y sème des graines reproductibles, on y bouture et multiplie des plantes vivaces dans du substrat issu des déchets de la ville. Et puis on prend le temps de se rencontrer et d’échanger des outils et des connaissances.

Puis vient le printemps, et nos jeunes plants sont dispersés par nos adhérents sur les rebords de fenêtre, au pied des arbres pour faire de la ville un jardin…. C’est à la fois poétique, écologique et aussi économique. Car c’est une vraie filière de production locale responsable et circulaire que l’on veut créer, tout en éveillant à la formidable variété du monde végétal.

A quoi sert la campagne et comment fonctionne-t-elle ?

Nous avons choisi de concevoir cette campagne comme une campagne de préventes avec des contreparties qui ont été dimensionnées à un juste prix.  Elle permettra ainsi à Pépins production de pré-financer une partie de sa deuxième saison de production (comme le principe d’une AMAP) et d’investir pour le développement de ses pépinières de quartier.

Alors, aidez-nous à faire pousser des plantes et du lien en plein cœur de Paris et participez à la campagne sur Ulule jusqu’au 28 janvier !

– Pré-commandez vos plants pour vos terrasses jardinières, ou celle de vos amis,
– ou faites
un don,
– ou relayez  notre campagne auprès de vos connaissances et sur les réseaux sociaux  !

Votre coup de pouce pour une belle pousse, c’est par ici :
https://fr.ulule.com/pepins-production

MERCI !

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2 Commentaires

Bernard Maris, cet économiste qui prenait la nature au sérieux.

Avec lui, dès potron-minet, on avait envie de s’intéresser à l’économie (7h50 le vendredi sur France Inter). Et pas seulement parce qu’il était un grand vulgarisateur de ses mécanismes. D’une voix joviale et enjouée, mais dissonante, il proposait aussi une autre vision réaliste de l’économie pour le développement de notre société. Mettant en évidence les travers du capitalisme sur l’homme. Repoussant la démesure de la consommation. Incluant la solidarité et la coopération, deux formes d’association très présentes dans la nature. Observateur de la nature et des mécanismes d’interaction des êtres vivants, au point d’en intégrer sa science, l’écologie, dans sa pensée économique.

Retranscription de quelques bribes de sa pensée, extraites de CO2 mon amour, France Inter, samedi 10 janvier 2014

« L’économie, c’est la science de l’utilité. L’écologie, c’est la connaissance de la beauté.
La profusion, c’est un mot interdit aux économistes. Nous, les économistes, nous sommes dans la rareté, dans la parcimonie, dans le calcul égoïste. Cette profusion et cette beauté, c’est le regard de l’écologie. Si j’avais un souhait à faire, ce serait d’offrir de la profusion aux économistes…. en autorisant les humains à accéder à cette profusion des étoiles, la nuit.

La concurrence libre et non faussée ne donne pas les bonnes solutions. Elle donne toujours les solutions les pires. On le voit tous les jours sur les marchés financiers. C’est toujours le mauvais qui reste et le bon qui disparait (on l’a vu au moment des subprimes). C’est un dogme pur, dont se sont emparés les économistes, les politiques, la commission européenne. Heureusement qu’il y a toujours quelqu’un qui coordonne, un coopérateur qui organise et qui fait qu’il y a une solidarité qui donne une solution bien meilleure que la concurrence libre et non faussée… Ce dogme nous fait faire les pires bêtises.

Nous avons un devoir moral vis à vis des animaux. Nous montrerons de plus en plus d’humanité  lorsque nous serons attentifs aux animaux. Il est inadmissible de faire souffrir les animaux. Prenez les poules, qui sont très intelligentes… On peut adopter des poules*, qui sont des animaux de compagnie merveilleux. Vous verrez l’affection que vous porteront les poules. Elles ont un humour presque aussi grand que les chats. »

Bernard Maris, universitaire, économiste, écrivain, chroniqueur
tué dans la tragédie du 7 janvier, dans les locaux de Charlie Hebdo.

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Marche pour la République, Boulevard de Ménilmontant, 11 janvier 2014

*Mes voisins, déjà très ouverts, très participants, seront peut-être cette fois convaincus de l’utilité sociale, en plus qu’alimentaire, de l’élevage de quelques poulettes dans notre passage !  Axelle Verdier