jardiniere de passage

De l'expérience d'un jardin dans un passage de Paris.

Spectacles

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Dans mon bistrot. 9h50. Je lève les yeux. Sur l’écran, hélicos en chute libre. Père bouffi de tristesse. 11h20. Je lève les yeux. Hélicos en chute libre. Père bouffi de tristesse. 15h25. Je lève les yeux. Hélicos en chute libre. Père bouffi de tristesse… Images à répétition comme un clou qu’on enfonce. Effondrement d’un père, émotion intime offerte en pâture. Qui a tant besoin de s’abreuver de ce qu’un père peut éprouver à la perte de son enfant ? Evénement dramatique transformé en spectacle médiatique. Dans quelle dépression sociétale veut-on nous plonger ? Et dans ce climat d’amalgame, du « tout va mal » (de près ou de loin) au vote politique, il y a le grand risque d’un mauvais pas…

Dans mon passage. Vendredi. Je lève les yeux. Le long de la grille, bois mort, cadavres organiques. Lundi. Je lève les yeux. Minuscules boursoufflures apparues à la croisée de branches. Mercredi. Je lève les yeux. Préfiguration d’un bourgeon. Vendredi. Je lève les yeux. Débourrement de vert : de la carapace de bois s’extrait la forme d’une feuille contenant une extraordinaire concentration de vie, celle du végétal qui va se déployer cette année.

Pour s’offrir d’autres images que celle du spectacle que l’on nous sert, faites comme moi, choisissez une petite branche, même banale mais que vous croisez tous les matins, et observez-là bien !

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2 réflexions sur “Spectacles

  1. un petit tour sur ton blog, comme une récréation légère, joyeuse et gourmande, dans une matinée, comment dire…assez pas drôle et assez énervée… merciiiii .

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  2. Un matin comme tous les autres, avec un café comme tous les matins, France Inter en grève comme un certain nombre de matin, et le balcon qui regorge de fleurs jaunes, mauves, blanches, fuschias et carmins… Un balcon comme chaque matin, et un salut à toi Axelle, qui écrit si bien l’éternel transformation porteuse de vie de la nature. Et en partage, ma joie des matins à observer le réveil de la petite forêt plantée devant la maison de la radio en novembre: une centaine d’arbres au moins qui tous s’ébrouent en ce moment alors qu’on ne les avait connu que dans l’apparence bois mort.

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