jardiniere de passage

De l'expérience d'un jardin dans un passage de Paris.

Bernard Maris, cet économiste qui prenait la nature au sérieux.

2 Commentaires

Avec lui, dès potron-minet, on avait envie de s’intéresser à l’économie (7h50 le vendredi sur France Inter). Et pas seulement parce qu’il était un grand vulgarisateur de ses mécanismes. D’une voix joviale et enjouée, mais dissonante, il proposait aussi une autre vision réaliste de l’économie pour le développement de notre société. Mettant en évidence les travers du capitalisme sur l’homme. Repoussant la démesure de la consommation. Incluant la solidarité et la coopération, deux formes d’association très présentes dans la nature. Observateur de la nature et des mécanismes d’interaction des êtres vivants, au point d’en intégrer sa science, l’écologie, dans sa pensée économique.

Retranscription de quelques bribes de sa pensée, extraites de CO2 mon amour, France Inter, samedi 10 janvier 2014

« L’économie, c’est la science de l’utilité. L’écologie, c’est la connaissance de la beauté.
La profusion, c’est un mot interdit aux économistes. Nous, les économistes, nous sommes dans la rareté, dans la parcimonie, dans le calcul égoïste. Cette profusion et cette beauté, c’est le regard de l’écologie. Si j’avais un souhait à faire, ce serait d’offrir de la profusion aux économistes…. en autorisant les humains à accéder à cette profusion des étoiles, la nuit.

La concurrence libre et non faussée ne donne pas les bonnes solutions. Elle donne toujours les solutions les pires. On le voit tous les jours sur les marchés financiers. C’est toujours le mauvais qui reste et le bon qui disparait (on l’a vu au moment des subprimes). C’est un dogme pur, dont se sont emparés les économistes, les politiques, la commission européenne. Heureusement qu’il y a toujours quelqu’un qui coordonne, un coopérateur qui organise et qui fait qu’il y a une solidarité qui donne une solution bien meilleure que la concurrence libre et non faussée… Ce dogme nous fait faire les pires bêtises.

Nous avons un devoir moral vis à vis des animaux. Nous montrerons de plus en plus d’humanité  lorsque nous serons attentifs aux animaux. Il est inadmissible de faire souffrir les animaux. Prenez les poules, qui sont très intelligentes… On peut adopter des poules*, qui sont des animaux de compagnie merveilleux. Vous verrez l’affection que vous porteront les poules. Elles ont un humour presque aussi grand que les chats. »

Bernard Maris, universitaire, économiste, écrivain, chroniqueur
tué dans la tragédie du 7 janvier, dans les locaux de Charlie Hebdo.

je suis charlie 11 janvier_AV

Marche pour la République, Boulevard de Ménilmontant, 11 janvier 2014

*Mes voisins, déjà très ouverts, très participants, seront peut-être cette fois convaincus de l’utilité sociale, en plus qu’alimentaire, de l’élevage de quelques poulettes dans notre passage !  Axelle Verdier

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2 réflexions sur “Bernard Maris, cet économiste qui prenait la nature au sérieux.

  1. à quand un nouveau billet annonciateur de la fin de l’hiver ?
    ici il faisait grand bleu aujourd’hui sur la mer et la lande, les pinsons sont venus à 3, ça ne s’était jamais vu, l’un d’eux s’est même agrippé à la boule de graisse des mésanges, lui qui n’est pas acrobate… les bruants zizi viennent manger eux aussi, en groupe. Et dans le passage, qui vient chanter ?

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  2. Oh oui, oh oui, des nouvelles du passage ! Des billets de bonne humeur et de la trame verte !

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